Archives des Economie - Cellule Françafrique https://www.cellulefrancafrique.org/category/economie/ Site d'Information sur l'économie et la politique africaine Thu, 17 Oct 2024 05:05:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.1.7 https://www.cellulefrancafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/cropped-android-chrome-512x512-1-32x32.png Archives des Economie - Cellule Françafrique https://www.cellulefrancafrique.org/category/economie/ 32 32 Renforcer le tourisme au Mozambique grâce à des pratiques durables https://www.cellulefrancafrique.org/renforcer-le-tourisme-au-mozambique-grace-a-des-pratiques-durables/ Wed, 16 Oct 2024 13:40:12 +0000 https://www.cellulefrancafrique.org/?p=411 Le tourisme joue un rôle crucial dans l’économie de nombreux pays, contribuant significativement à leur Produit Intérieur Brut (PIB). Au Mozambique, entre 2016 et 2020, le tourisme a représenté 3,7 % du PIB, avec une moyenne de 2 millions de touristes par an. Le Mozambique possède un potentiel de croissance immense. Cependant, sous cette façade […]

L’article Renforcer le tourisme au Mozambique grâce à des pratiques durables est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
0 0
Temps de lecture :6 Minutes, 11 Secondes

Le tourisme joue un rôle crucial dans l’économie de nombreux pays, contribuant significativement à leur Produit Intérieur Brut (PIB). Au Mozambique, entre 2016 et 2020, le tourisme a représenté 3,7 % du PIB, avec une moyenne de 2 millions de touristes par an. Le Mozambique possède un potentiel de croissance immense. Cependant, sous cette façade enchanteresse, se cachent des problèmes environnementaux urgents, les plus importants étant le changement climatique, la déforestation, la pollution plastique et la surpêche. En dépit de ces défis, le tourisme mozambicain offre de nombreuses perspectives de développement.

Potentialités et atouts de l’industrie touristique mozambicaine

Pour attirer davantage de touristes, le Mozambique doit s’appuyer sur ses atouts naturels et culturels. Une stratégie efficace devrait tenir compte des attentes des touristes en matière de détente, de divertissement et d’activités récréatives. L’assouplissement des formalités de visa constitue par exemple un levier important. En effet, le nombre de visiteurs a augmenté de pas loin de 35% suite à la mise en place d’une exemption de visa. Cela démontre à quel point la simplification des procédures d’entrée peut dynamiser le secteur touristique.

Cependant, le Mozambique doit aussi surmonter certains obstacles géographiques. Une position géographique peu idéale pour les touristes venant d’Europe, des États-Unis et d’Asie représente un défi. Un vol de 12 heures avec une escale peut sembler trop exténuant pour ceux qui recherchent avant tout la détente. Ainsi, rendre le voyage aussi facile que possible et offrir des expériences authentiques et inoubliables peut aider à attirer ces voyageurs exigeants.

Évolution économico-politique et attractivité des investissements

Le Mozambique s’est forgé une trajectoire impressionnante de développement économique depuis le début du siècle. Selon le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale, le tourisme représentera une part de plus en plus importante du PIB dans les années à venir. Le tourisme a d’ailleurs été le troisième plus grand receveur d’investissements entre 2018 et 2022, avec plus de 10% des investissements totaux.

Le gouvernement mozambicain a mis en place un ensemble de réformes, dont le « Paquet de mesures d’accélération économique » (PAE), visant à améliorer l’environnement des affaires, la transparence et la gouvernance. Une nouvelle loi sur les investissements privés vise également à encourager les investissements en offrant des avantages fiscaux, un accès simplifié aux terres et une protection contre l’expropriation. Le secteur du tourisme a bénéficié de 1 milliard d’euros d’investissements approuvés entre 2018 et 2022.

Un positionnement géographique stratégique, combiné à une nature et un patrimoine culturel exceptionnels, font du Mozambique une destination attrayante. Le pays offre un accès maritime crucial pour les pays enclavés voisins et dispose de réseaux ferroviaires et routiers reliant les principaux ports comme Maputo et Beira. Un quart du territoire est consacré à la conservation, abritant plus de 9 000 espèces de flore et de faune.

L’importance des pratiques durables

À l’instar de pays comme la Suède, la Norvège et la Nouvelle-Zélande, qui ont déjà commencé à mettre en œuvre des stratégies de tourisme durable, le Mozambique doit adopter des pratiques responsables pour attirer les voyageurs consciencieux, notamment avec l’aide des agences locales comme https://www.voyagemozambique.fr. En misant sur des méthodes respectueuses de l’environnement, le pays peut non seulement préserver ses richesses naturelles, mais aussi se positionner comme une destination de choix pour un tourisme responsable.

En développant des infrastructures durables et en formant des professionnels dans le secteur de l’hôtellerie, le pays peut améliorer l’expérience touristique tout en répondant aux préoccupations environnementales.

Problèmes environnementaux et solutions potentielles

Les défis environnementaux tels que le changement climatique, la déforestation et la pollution plastique exigent une attention immédiate. Une gestion efficace des ressources naturelles et la mise en place de politiques de conservation robustes peuvent aider à atténuer ces problèmes. Le développement de programmes de tourisme éco-responsable peut également contribuer à sensibiliser les voyageurs à l’importance de la préservation de l’environnement.

Les zones de conservation, couvrant 25% du pays, offrent un potentiel immense pour le développement d’un tourisme durable. Par exemple, la Réserve spéciale de Maputo et le parc national de Gorongosa montrent des signes de croissance positive, malgré les pertes de biodiversité dues aux conflits passés. L’amélioration des infrastructures dans ces parcs pourrait attirer davantage de touristes intéressés par la faune et la flore locales.

Défis logistiques et infrastructurels

Pour maximiser son potentiel touristique, le Mozambique doit également surmonter des défis logistiques et infrastructurels. La sécurité reste une préoccupation majeure dans certaines régions comme Cabo Delgado, où des incidents sporadiques de violence ont été signalés. Le pays doit également moderniser ses infrastructures et améliorer la chaîne d’approvisionnement pour rendre l’hébergement plus accessible. Actuellement, les hôtels au Mozambique sont plus coûteux que ceux en Afrique du Sud en raison de coûts d’approvisionnement plus élevés. En réduisant ces coûts, le pays pourrait attirer plus de touristes, en particulier ceux provenant de destinations éloignées.

L’accès aérien est un autre problème à résoudre. Les prix élevés des billets et les liaisons aériennes limitées ralentissent le développement touristique. Des connexions aériennes supplémentaires et des options de transport plus abordables seraient bénéfiques. Une diversification des options de transport, comme le développement de compagnies aériennes locales, pourrait rendre le pays plus accessible.

Compétitivité régionale et internationale

Dans la région, le Mozambique se distingue par son indice de compétitivité en termes de prix et d’ouverture internationale. Sur l’indice de développement des voyages et du tourisme (TTDI), le Mozambique se classe au-dessus de la médiane des pays africains en ce qui concerne la compétitivité des prix. Toutefois, il reste des améliorations à apporter pour grimper dans les classements globaux.

Comparer le Mozambique à d’autres destinations populaires révèle des domaines où le pays peut s’améliorer. Par exemple, les villes historiques de certains pays attirent naturellement les touristes grâce à leur proximité et à l’efficacité de leurs infrastructures de transport. Le Mozambique peut compenser ce manque d’attrait historique en mettant en avant ses atouts uniques, tels que ses plages et ses réserves naturelles.

Le potentiel inexploité du Mozambique

Malgré les nombreux défis, le Mozambique possède un potentiel touristique considérable. Avec des stratégies adéquates, le pays peut exploiter ses ressources naturelles et culturelles pour devenir une destination de choix sur la scène internationale. L’adoption de pratiques durables, l’amélioration des infrastructures et la promotion d’une image accueillante et authentique sont des étapes cruciales.

Les initiatives pour améliorer l’expérience touristique, comme le développement de parcs nationaux, notamment le parc national Zinave, et l’offre d’activités culturelles immersives, pourraient attirer une nouvelle vague de visiteurs. De plus, des campagnes de marketing ciblées et une présence accrue sur les plateformes numériques peuvent aider à mettre en lumière les attraits uniques du pays.

En conclusion, le Mozambique a toutes les cartes en main pour devenir une destination touristique majeure. En surmontant les défis environnementaux et logistiques, et en adoptant une approche durable et inclusive, le pays peut attirer une diversité de voyageurs. Le potentiel de croissance du tourisme au Mozambique est immense. En se concentrant sur l’amélioration des infrastructures, la sécurité, et la gestion durable des ressources, le pays peut transformer ses trésors naturels en atouts économiques durables.

L’avenir du tourisme au Mozambique dépendra en grande partie de sa capacité à s’adapter aux exigences du marché mondial tout en préservant son patrimoine unique. En combinant des initiatives de développement responsable et des stratégies de marketing efficaces, le Mozambique peut non seulement augmenter le nombre de visiteurs, mais aussi créer une dynamique de croissance qui profitera à l’ensemble de la population.

L’article Renforcer le tourisme au Mozambique grâce à des pratiques durables est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
L’économie de la Tanzanie : croissance et diversification https://www.cellulefrancafrique.org/leconomie-de-la-tanzanie-croissance-et-diversification/ Sat, 13 Jul 2024 11:27:22 +0000 https://www.cellulefrancafrique.org/?p=325 La Tanzanie, située sur la côte est-africaine avec une population dépassant les 55 millions, émerge comme l’une des économies à la croissance la plus rapide d’Afrique. Dotée d’abondantes ressources naturelles, la Tanzanie offre un potentiel indéniable pour le développement économique. Cet article explore divers aspects de l’économie tanzanienne, y compris la croissance du PIB, les […]

L’article L’économie de la Tanzanie : croissance et diversification est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
0 0
Temps de lecture :4 Minutes, 4 Secondes

La Tanzanie, située sur la côte est-africaine avec une population dépassant les 55 millions, émerge comme l’une des économies à la croissance la plus rapide d’Afrique. Dotée d’abondantes ressources naturelles, la Tanzanie offre un potentiel indéniable pour le développement économique. Cet article explore divers aspects de l’économie tanzanienne, y compris la croissance du PIB, les investissements étrangers, le secteur touristique, le commerce et la finance.

La croissance économique en Tanzanie : un boom prometteur

Taux de croissance et PIB

Depuis la fin des années 1990, la Tanzanie affiche un taux de croissance annuelle impressionnant, souvent supérieur à 6%. Cela a permis au pays d’élever son PIB, qui atteint aujourd’hui environ 64 milliards de dollars. Cette croissance constante est stimulée par des réformes économiques soutenues et une gouvernance relativement stable. Le secteur agricole demeure central, représentant près du quart du PIB et employant une majorité de la population rurale.

Secteurs clés

Plusieurs secteurs dynamisent cette croissance :

  • Agriculture : Café, sisal, thé et coton figurent parmi les principales cultures d’exportation.
  • Industrie minière : La Tanzanie est riche en minerais tels que l’or, le diamant et le cobalt.
  • Télécommunications : Un secteur en pleine expansion grâce à une augmentation de la demande pour les services mobiles et internet.
  • Tourisme : Connue pour ses destinations emblématiques comme le Mont Kilimandjaro et le Parc national du Serengeti.

Investissements en Tanzanie : atouts et défis

Environnement des investissements

Pour attirer des capitaux, la Tanzanie a mis en œuvre des politiques favorables aux investisseurs. Ces réformes incluent la simplification des régulations, des incitations fiscales et une amélioration des infrastructures. L’accès croissant à l’électricité et l’amélioration du réseau routier ont également rendu le pays plus attrayant pour les investisseurs étrangers.

Les principaux partenaires économiques

Les principaux partenaires économiques incluent la Chine, l’Inde et plusieurs pays européens. La Chine, en particulier, investit massivement dans les infrastructures via des projets comme les voies ferrées et les ports maritimes.

Types d’investissements

Les investissements directs étrangers (IDE) sont concentrés dans les industries extractives, l’agriculture et les services. Les financements viennent notamment des multinationales et des institutions financières internationales telles que la Banque mondiale et le FMI.

Le tourisme en Tanzanie : moteur de croissance économique

Attractions touristiques

La Tanzanie est réputée pour une grande biodiversité, des réserves naturelles et des plages paradisiaques. Des sites célèbres incluent :

  • Le Parc national du Serengeti : Connu pour la grande migration des gnous.
  • Le Cratère du Ngorongoro : Patrimoine mondial de l’UNESCO offrant une faune exceptionnelle.
  • Le Mont Kilimandjaro : Plus haute montagne d’Afrique attirant des alpinistes du monde entier.
  • L’île de Zanzibar : Destination populaire pour ses plages et sa culture swahilie.

L’impact économique du tourisme en Tanzanie

Le secteur touristique contribue significativement au PIB de la Tanzanie et constitue une source majeure de devises étrangères. Il génère des milliers d’emplois directement et indirectement liés à l’hôtellerie, aux transports et aux services connexes. En 2019, la contribution totale du tourisme à l’économie tanzanienne représentait environ 14% du PIB. Le safari en Tanzanie, en particulier, est une attraction de renommée mondiale. Les parcs nationaux emblématiques comme le Serengeti et le cratère du Ngorongoro, ainsi que le Mont Kilimandjaro, attirent des touristes de tous les continents, avide de découvrir la faune exceptionnelle et les paysages spectaculaires du pays.

Commerce et politique financière : rendant l’économie plus résiliente

Échanges commerciaux

La Tanzanie bénéficie d’un accès privilégié aux marchés internationaux grâce à des accords commerciaux régionaux et bilatéraux. Membre de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et de la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC), elle profite de partenariats stratégiques qui facilitent le commerce intra-africain ainsi que les échanges avec l’extérieur.

Produits d’exportation

Parmi les produits d’exportation, on trouve principalement :

  • Métaux précieux : Notamment l’or, qui représente une large part des recettes d’exportation.
  • Produits agricoles : Coton, café, thé et fruits de mer.
  • Biocarburants : Les oléagineux comme le tournesol et le palmier à huile gagnent en importance.

Politique financière

La banque centrale de Tanzanie joue un rôle crucial dans la stabilisation macroéconomique. Elle met en œuvre des politiques monétaires visant à contrôler l’inflation, en maintenant des taux d’intérêt bas pour favoriser l’accès au crédit et encourager l’investissement. Parallèlement, le gouvernement adopte des budgets équilibrés et cherche à réduire la dette publique.

Développement des infrastructures et innovations numériques

Infrastructures physiques

Des efforts substantiels sont réalisés pour moderniser les infrastructures. La construction du chemin de fer central standard gauge railway (SGR) destiné à relier Dar es Salaam aux régions avoisinantes est un projet phare. Ce corridor favorisera non seulement le transport des marchandises mais améliorera aussi la logistique nationale.

Transformation numérique

Par ailleurs, la transformation numérique progresse rapidement. Avec un nombre croissant d’utilisateurs d’internet mobile, le marché des télécommunications devient l’un des principaux moteurs de l’économie locale. De nombreuses startups technologiques émergent, principalement concentrées à Dar es Salaam et Arusha, créant des solutions innovantes pour divers secteurs économiques.

L’article L’économie de la Tanzanie : croissance et diversification est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
L’évolution économique du Kenya : analyse et perspectives https://www.cellulefrancafrique.org/levolution-economique-du-kenya/ Sat, 13 Jul 2024 07:53:06 +0000 https://www.cellulefrancafrique.org/?p=238 Le Kenya, pays d’Afrique de l’Est, a connu une transformation rapide de son économie au cours des dernières décennies. Cet article examine les principaux moteurs de croissance économique du pays, les stratégies économiques mises en œuvre et les défis rencontrés, tout en mettant en lumière les indicateurs économiques clés comme le produit intérieur brut (PIB), […]

L’article L’évolution économique du Kenya : analyse et perspectives est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
0 0
Temps de lecture :5 Minutes, 3 Secondes

Le Kenya, pays d’Afrique de l’Est, a connu une transformation rapide de son économie au cours des dernières décennies. Cet article examine les principaux moteurs de croissance économique du pays, les stratégies économiques mises en œuvre et les défis rencontrés, tout en mettant en lumière les indicateurs économiques clés comme le produit intérieur brut (PIB), les taux d’investissement, le commerce et les finances.

Les principales étapes du développement économique

L’économie kényane a subi des transformations significatives depuis son indépendance en 1963. Pendant la période coloniale, l’accent était mis sur l’agriculture et l’exploitation des ressources naturelles pour alimenter les marchés européens. Après l’indépendance, le gouvernement kényan a adopté des politiques visant à diversifier l’économie, conduisant à une expansion notable dans les secteurs industriel et services.

Les années 1980 et 1990 : les réformes économiques

Dans les années 1980 et 1990, face à des défis économiques tels que la dette extérieure croissante et la stagnation de la croissance, le Kenya a entrepris des réformes structurelles sous l’impulsion du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Ces réformes comprenaient la libéralisation du commerce, la privatisation des entreprises publiques et des mesures pour améliorer l’environnement des affaires. Bien que ces réformes aient stimulé une certaine croissance économique, elles ont également engendré des controverses pour leurs impacts sociaux, notamment l’augmentation des inégalités.

Les moteurs actuels de la croissance économique

L’agriculture reste un pilier fondamental de l’économie kényane, contribuant environ 30% du PIB et employant plus de 70% de la population active. Les principales cultures incluent le thé, le café, les fleurs coupées et les produits horticoles qui sont exportés vers les marchés internationaux. En outre, des efforts ont été déployés pour améliorer la ségrité alimentaire par des investissements dans l’irrigation, la recherche agricole et les technologies modernes.

Industrie manufacturière et infrastructures

La diversification industrielle est l’un des objectifs clés du Kenya Vision 2030, une feuille de route stratégique pour transformer le pays en une économie industrielle moyenne d’ici 2030. Le secteur manufacturier représente actuellement environ 10% du PIB, avec des domaines clés tels que la transformation agroalimentaire, les textiles et les produits chimiques. Des investissements importants dans les infrastructures, y compris la construction de routes, de ports et de chemins de fer, visent à promouvoir une croissance soutenue et à renforcer les chaînes d’approvisionnement.

Services financiers et technologiques

Les services occupent une place prépondérante dans l’économie moderne du Kenya, représentant plus de 50% du PIB. Le secteur financier, largement mené par Nairobi, la capitale financière d’Afrique de l’Est, joue un rôle crucial dans la mobilisation de capitaux et le soutien aux entreprises locales. Par ailleurs, l’adoption de la technologie est particulièrement remarquable dans les services mobiles bancaires, avec M-Pesa étant un modèle mondial pour l’inclusion financière. En outre, le Kenya est devenu un hub régional pour l’innovation technologique avec des initiatives telles que le Silicon Savannah, attirant des startups et des investissements internationaux.

Stratégies et politique économique

Kenya Vision 2030

La stratégie phare du Kenya pour atteindre une croissance durable et inclusive est incarnée dans le plan Vision 2030. Ce plan ambitieux repose sur trois piliers : économique, social, et politique. Le volet économique se concentre sur l’industrialisation, le développement des infrastructures et la modernisation de l’agriculture. Le pilier social vise à améliorer la qualité de vie des Kényans en renforçant les systèmes éducatifs, sanitaires et de protection sociale. Enfin, le pilier politique promeut une gouvernance transparente et efficace, essentielle pour créer un environnement propice à la croissance.

Les politiques d’investissements étrangers directs

Attirer les investissements étrangers directs (IED) est une priorité pour stimuler la croissance économique et créer des emplois. Plusieurs zones économiques spéciales ont été établies pour offrir des incitations, y compris des exonérations fiscales et des facilités administratives afin de rendre le climat des affaires plus attractif. Grâce à ces efforts, le Kenya a réussi à attirer des investisseurs majeurs dans les secteurs manufacturier, énergétique et technologique.

Promotion du commerce extérieur

Le commerce extérieur est vital pour l’économie kényane, en raison de ses exportations agricoles et de produits manufacturés. Le Kenya maintient des partenariats commerciaux stratégiques avec l’Union européenne, les États-Unis et des économies émergentes comme la Chine et l’Inde. Parmi les mesures adoptées pour promouvoir le commerce extérieur figurent des accords commerciaux préférentiels et des initiatives pour simplifier les procédures douanières et réduire les coûts logistiques.

Les défis économiques et perspectives d’avenir

Taux de chômage et pauvreté

Malgré des progrès notables dans divers secteurs, le Kenya doit encore relever des défis majeurs tels que le taux élevé de chômage, en particulier chez les jeunes, ainsi que la persistance de la pauvreté rurale. La création d’emplois est cruciale pour garantir une croissance inclusive. Dans cette optique, des programmes de formation technique et professionnelle sont en cours de mise en œuvre pour préparer les jeunes aux opportunités offertes par les secteurs en expansion. En partenariat avec des agences de voyages locales, ces initiatives visent également à développer le tourisme durable et à créer des emplois directement liés à cette industrie.

Endettement public et stabilité macroéconomique

L’endettement public est un autre sujet de préoccupation. Bien que les emprunts aient financé des projets d’infrastructure majeurs, ils exercent une pression sur le budget national. Assurer une stabilité macroéconomique nécessitera une gestion prudente de la dette et une politique fiscale rigoureuse, tout en favorisant des sources alternatives de financement comme les partenariats public-privé.

Impacts du changement climatique

Le changement climatique pose également un risque significatif, affectant l’agriculture et la ségrité hydrique. Pour atténuer ces impacts, le Kenya s’engage dans des pratiques agricoles durables, la conservation de l’eau et l’expansion des énergies renouvelables comme l’énergie géothermique et solaire, zones où le pays possède un fort potentiel.

En conclusion, l’évolution économique du Kenya est marquée par des transformations profondes et des perspectives prometteuses. Un mélange dynamique entre tradition agricole et innovation technologique, appuyé par des stratégies économiques bien définies, positionne le Kenya comme un acteur clé sur la scène africaine et mondiale. Toutefois, la résolution de défis persistants est indispensable pour assurer une croissance inclusive et durable pour tous les Kényans.

L’article L’évolution économique du Kenya : analyse et perspectives est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
Les défis sociétaux actuels de la Tanzanie https://www.cellulefrancafrique.org/les-defis-societaux-actuels-de-la-tanzanie/ Fri, 12 Jul 2024 12:30:46 +0000 https://www.cellulefrancafrique.org/?p=327 Située en Afrique de l’Est, la Tanzanie est un pays riche d’une diversité culturelle unique et de ressources naturelles abondantes. Elle fait cependant face à une série de défis sociétaux qui entravent son développement. Cet article explore les principaux enjeux auxquels la Tanzanie est confrontée aujourd’hui, notamment dans les domaines économique, social, et environnemental. Les […]

L’article Les défis sociétaux actuels de la Tanzanie est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
0 0
Temps de lecture :4 Minutes, 7 Secondes

Située en Afrique de l’Est, la Tanzanie est un pays riche d’une diversité culturelle unique et de ressources naturelles abondantes. Elle fait cependant face à une série de défis sociétaux qui entravent son développement. Cet article explore les principaux enjeux auxquels la Tanzanie est confrontée aujourd’hui, notamment dans les domaines économique, social, et environnemental.

Les défis économiques

Croissance économique et structure

La Tanzanie a connu une croissance économique significative au cours de la dernière décennie, bien que cette progression soit mise à mal par plusieurs facteurs internes et externes. La structure économique du pays repose principalement sur l’agriculture, le secteur minier, et le tourisme. Cependant, la diversification économique reste limitée, ce qui fragilise la résilience du pays face aux chocs économiques mondiaux.

Le déficit budgétaire et gestion des recettes

Un des principaux défis économiques concerne le déficit budgétaire persistant. Ce problème se manifeste par une incapacité chronique à équilibrer les recettes et les dépenses publiques, entraînant ainsi une dépendance accrue envers les aides internationales. La capacité de générer des recettes internes reste faible, freinée par une collecte inefficace des impôts et un secteur informel volumineux.

Les effets de la pandémie Covid

La pandémie de Covid-19 a exacerbé les vulnérabilités économiques de la Tanzanie, mettant en lumière les failles systématiques dans divers secteurs essentiels comme la santé et l’économie. Les fermetures temporaires et les restrictions de mouvement ont eu des effets négatifs sévères sur le tourisme et l’emploi, augmentant ainsi le taux de chômage et réduisant les bénéfices des activités économiques locales.

Enjeux sociaux en Tanzanie

Système éducatif

Le système éducatif tanzanien fait face à des défis significatifs, malgré des progrès notables en matière de taux de scolarisation. Les infrastructures éducatives sont souvent vétustes, manquent de ressources essentielles et souffrent d’un nombre insuffisant d’enseignants qualifiés. Ces limitations nuisent à la qualité de l’éducation et limitent les opportunités pour les jeunes générations.

Pauvreté et inégalités

La pauvreté demeure un défi majeur en Tanzanie, affectant une large portion de la population. Les disparités entre les zones rurales et urbaines accentuent ces inégalités économiques et sociales. Les populations rurales, particulièrement, éprouvent des difficultés à accéder aux services de base tels que l’eau potable, l’électricité et les soins de santé.

Problèmes de santé publique

La Tanzanie fait également face à de nombreux défis en matière de santé publique. Des maladies endémiques comme le paludisme et le VIH/SIDA continuent de peser lourdement sur le système de santé. Le manque d’infrastructures médicales adéquates et de personnel soignant qualifié exacerbent ces défis, contribuant à un taux de mortalité élevé et une espérance de vie plus basse par rapport aux normes régionales.

Les enjeux environnementaux

Déforestation et perte de biodiversité

La déforestation constitue une menace importante pour l’écosystème tanzanien. L’exploitation illégale et non durable des ressources forestières entraîne une constante perte de biodiversité. Cette situation met en danger les espèces végétales et animales, compromettant ainsi les écosystèmes locaux et affectant les communautés qui en dépendent pour leur subsistance.

Changement climatique

Les impacts du changement climatique se font ressentir en Tanzanie par des variations climatiques extrêmes telles que sécheresses prolongées et inondations fréquentes. Ces phénomènes perturbent les cycles agricoles, affectant directement la sécurité alimentaire du pays et rendant les populations locales plus vulnérables.

Gestion des ressources hydriques

La gestion des ressources en eau est un autre défi crucial pour la Tanzanie. Le pays dispose de réserves en eau assez importantes, mais leur gestion inefficace mène à des pénuries récurrentes d’eau potable, tant en milieux ruraux qu’urbains. La pollution des sources d’eau et la mauvaise gestion des infrastructures d’approvisionnement ajoutent aux complexités de cette problématique.

Solutions proposées

Renforcement des institutions publiques

Pour aborder ces défis, il est vital de renforcer les institutions publiques en améliorant l’efficacité bureaucratique et en luttant contre la corruption. Une gouvernance transparente et responsable permettrait d’optimiser l’allocation des ressources disponibles et de garantir un développement durable.

Diversification économique

Une solution viable pour réduire la vulnérabilité économique de la Tanzanie consiste à diversifier ses sources de revenus. Encourager le développement des secteurs technologiques, manufacturiers, et des services aiderait à créer des emplois et à stabiliser l’économie. La formation continue et l’éducation technique peuvent jouer un rôle clé dans ce processus.

Amélioration des infrastructures

Il serait productif d’investir dans l’amélioration des infrastructures—routes, réseaux électriques, et établissements scolaires—afin de stimuler le développement économique et améliorer la qualité de vie des citoyens tanzaniens.

Sensibilisation environnementale

Enfin, sensibiliser la population sur les questions environnementales et promouvoir des pratiques durables pourrait aider à préserver l’écosystème fragile de la Tanzanie. Encourager les initiatives locales et communautaires autour de la reforestation et de la conservation de l’eau apporterait des bénéfices considérables à long terme. Planifier son voyage en Tanzanie, cela signifie non seulement organiser les aspects logistiques de son séjour, mais aussi adopter une attitude respectueuse et proactive à l’égard de l’environnement. L’adoption d’une approche durable du tourisme peut contribuer à protéger les précieuses ressources naturelles de la Tanzanie pour les générations futures.

L’article Les défis sociétaux actuels de la Tanzanie est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
Afrique : 5 idées pour lancer un business rentable ! https://www.cellulefrancafrique.org/meilleures-idees-business-afrique/ Fri, 06 Dec 2019 06:53:43 +0000 https://www.cellulefrancafrique.org/?p=67 Bien que l’image du continent des ressources minières, des dictateurs grandiloquents et des conflits armés lui colle toujours à la peau, l’Afrique est (enfin) en pleine croissance, et les opportunités d’affaires se multiplie dans un marché de près d’un milliard d’habitants. Pour se lancer en Afrique, il faut bien sûr ficeler un bon business model […]

L’article Afrique : 5 idées pour lancer un business rentable ! est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
0 0
Temps de lecture :3 Minutes, 50 Secondes

Bien que l’image du continent des ressources minières, des dictateurs grandiloquents et des conflits armés lui colle toujours à la peau, l’Afrique est (enfin) en pleine croissance, et les opportunités d’affaires se multiplie dans un marché de près d’un milliard d’habitants. Pour se lancer en Afrique, il faut bien sûr ficeler un bon business model pour assurer sa rentabilité mais aussi pour améliorer la vie des populations qui aspirent à embrasser un meilleur quotidien. Après l’or, le diamant, le cuivre, le pétrole, le bois et le coton, l’Afrique s’ouvre aux porteurs de projets dans le digital, les nouvelles technologies, les services et les autres produits de la grande consommation.

#1 L’immobilier : une belle opportunité en Afrique subsaharienne

L’Afrique connaît un taux élevé d’exode rural. La plupart des gouvernements des pays africains ne sont pas en mesure de construire suffisamment de logements abordables pour leurs citoyens. La Banque mondiale épingle chaque année une urbanisation rapide qui fait augmenter la demande de logements en Afrique. Chaque jour, les différentes villes africaines deviennent de nouveaux foyers pour plus de 40 000 personnes, dont la majorité n’arrive pas à trouver un toit. La Banque mondiale estime que d’ici 2030, trois milliards de personnes, soit 40 % de la population mondiale, auront besoin de nouveaux logements. Une étude d’ONU-Habitat confirme également que l’urbanisation de l’Afrique devrait aboutir à 1,2 milliard de citadins d’ici 2050. Cela se traduit par un taux d’urbanisation de 58 %, à terme.

L’Afrique subsaharienne générant chaque année près de 4,5 millions de nouveaux résidents dans des quartiers « improvisés », il devient impératif pour les entrepreneurs et les investisseurs qui ciblent le secteur du logement de tourner leurs regards vers l’Afrique. Le Kenya et le Nigéria sont les pays les plus concernés. Par la forte demande de logements. La pénurie de logements au Kenya est estimée à 2 millions d’unités, tandis que le Nigeria manque de 17 millions d’unités ! La très forte demande n’est satisfaite que par une offre très limitée, ce qui fait du logement dans ces zones l’une des meilleures idées d’affaires en Afrique. Il est intéressant de savoir que la classe moyenne manque cruellement d’offres, la majorité des projets étant destinés aux classes fragiles ou aux classes les plus aisées. La forte demande de logements se traduit également par de belles opportunités dans la construction, le BTP et l’import du ciment.

#2 L’impression 3D pour pallier le manque de pièces de rechange

L’impact du numérique sur les métiers de l’impression s’étend jusqu’en Afrique. Mais ce n’est pas vraiment le meilleur angle à prendre pour lancer une entreprise rentable dans la filière de l’impression. En Afrique, comme en Asie (hors Sud-est) et en Amérique latine, les professionnels du transport, de l’agriculture et de l’industrie déplorent souvent le manque d’accessoires et de pièces de rechange pour les véhicules, les outils agricoles motorisés ainsi que les machines industrielles. Il faut souvent passer des commandes à l’étranger, attendre plusieurs jours, semaines ou même mois pour s’approvisionner, ce qui se traduit par des lenteurs et des pertes latentes.

Imaginez : vous lancez une grande unité d’impression 3D avec des ingénieurs expérimentés pour pallier ce besoin massif. C’est sans doute l’un des meilleurs exemples de projets qui brillent par leur rentabilité, mais également par leur capacité à améliorer le quotidien des populations. Parce que l’impression 3D est encore une technologie en devenir, ce type de projet bénéficiera d’une certaine primeur dans le continent, et vous pourrez profiter d’une situation de quasi-monopole, au moins pendant les trois premières années d’exploitation.

#3 Les drones : agriculture, accès aux soins et produits de première nécessité

Les premières expériences d’utilisation des drones en tant que moyens de livraison à grande échelle ont été réalisées en Afrique. Dans le continent, les drones sont aujourd’hui extensivement utilisés pour traquer les terroristes et identifier les éventuels mouvements des positions militaires ennemies au niveau des frontières contestées, mais aussi pour livrer des médicaments d’urgence et des produits de première nécessité aux contrées reculées non desservies par les routes. Les drones sont également de plus en plus utilisés pour améliorer le rendement des terres agricoles. La technologie des drones est particulièrement demandée par les gouvernements africains ainsi que les grands groupes implantés sur le continent. Le Kenya et le Ghana ont d’ailleurs récemment souscrit à la technologie de drone Zipline pour développer le secteur de la santé et améliorer l’accès au soin.

L’article Afrique : 5 idées pour lancer un business rentable ! est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
Le Maroc : nouvel eldorado de l’industrie automobile ? https://www.cellulefrancafrique.org/maroc-nouvel-eldorado-automobile/ Mon, 04 Feb 2019 03:00:33 +0000 https://www.cellulefrancafrique.org/?p=25 Le 2 juillet dernier, le groupe PSA, producteur des marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, a produit sa toute première voiture entièrement assemblée au Maroc dans la toute nouvelle usine de l’Atlantic Free Zone (AFZ) de Kenitra, au nord de la capitale Rabat. La production industrielle devrait débuter en mars 2019, avec un volume […]

L’article Le Maroc : nouvel eldorado de l’industrie automobile ? est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
0 0
Temps de lecture :3 Minutes, 9 Secondes

Le 2 juillet dernier, le groupe PSA, producteur des marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, a produit sa toute première voiture entièrement assemblée au Maroc dans la toute nouvelle usine de l’Atlantic Free Zone (AFZ) de Kenitra, au nord de la capitale Rabat. La production industrielle devrait débuter en mars 2019, avec un volume prévisionnel de 100 000 automobiles par an. Le 4 septembre dernier, le groupe a révélé qu’il allait doubler la capacité de production de l’usine pour la porter à 200 000 voitures et camions par an, pour une valeur de 560 millions d’euros (652 millions de dollars) de plus.

Plus de la moitié des pièces de camions, qui sont basées sur la plate-forme modulaire typique établie par PSA et son partenaire chinois Dongfeng Motors, seront produites dans cette région. Cette infrastructure ressemble à l’immense usine de voitures et de camions de Renault à Tanger, où l’utilisation de pièces automobiles fabriquées par des entreprises nationales prend progressivement de l’ampleur.

Le Made in Morocco prend son envol

Des groupes régionaux tels que Dolidol, Afrique Câbles, Maghreb Steel, Induver, Floquet, CFD, Sinfa, Tuyauto et GPC sont les acteurs de cette petite révolution économique. Afrique Câbles, filiale d’Ynna Holding, a d’ailleurs fait mouche avec ses batteries électriques Electra « made in Morocco ».

Dolidol est l’un des principaux opérateurs marocains dans le secteur de l’ameublement et du linge de lit, fournissant du bois de calage et des mousses acoustiques pour l’insonorisation des usines régionales appartenant aux fabricants français de dispositifs Trèves et Gergonne. L’entreprise vient d’installer une usine de housses de siège à Casablanca en partenariat avec la société espagnole Jobelsa.

Bien que miné par des difficultés financières, Maghreb Steel a réussi à devenir en 2015 un fournisseur de premier rang d’acier plat pour l’usine Renault de Tanger. Les volumes de production restent modestes pour l’instant. Globalement, une quinzaine d’entreprises marocaines occupent les rangs des fournisseurs de premier et de second rang sur le marché régional.

Dans des pays comme la Thaïlande et la Turquie, qui deviennent des acteurs de plus en plus importants sur la scène mondiale du secteur automobile, l’implication des entreprises régionales sur le marché est faible. En Thaïlande, 45 % seulement des prestataires de premier rang sont des entreprises nationales. Le ministre marocain du Commerce, Moulay Hafid Elalamy, a déclaré que sa priorité était d’atteindre 18 milliards d’euros d’exportation de véhicules en 2025, indépendamment de l’intégration des fournisseurs. Il a ainsi expliqué que les entreprises étrangères qui s’implantaient dans l’AZ avaient les mêmes droits que les entreprises marocaines, y compris les aides de l’Etat fournies par le Fonds Hassan II ou le Fonds pour le progrès industriel.

Naturellement, le fait d’être un acteur important dans le secteur automobile ne se fera pas du jour au lendemain. Le poids du marché dans l’économie nationale est pourtant énorme : 25% des exportations totales du Royaume !

En mettant l’accent sur les écosystèmes de services régionaux, M. Elalamy est en fait un fervent partisan de l’utilisation d’une plus grande quantité de matériel régional pour permettre au marché automobile de s’ancrer encore plus profondément dans les mœurs économiques du pays. Par conséquent, même les entreprises régionales les plus réticentes ont fini par prendre le train en marche.

Charges liées aux avances

Pour attirer Renault, Afrique Câbles a investi dans la recherche et le développement. L’entreprise a en effet injecté 10 millions d’euros dans un centre de recyclage de plomb, tout en faisant du lobbying pour intégrer ce type de recyclage dans les programmes de l’Etat. L’Association Marocaine pour l’Industrie et la Construction Automobile souhaite participer à travers son centre de promotion technique Cetiev. L’année dernière, elle a signé un contrat avec Attijariwafa Bank pour la mise en place d’une « Stratégie Automobile » destinée aux PME.

L’article Le Maroc : nouvel eldorado de l’industrie automobile ? est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
L’Ethiopie à l’avant-garde du nouveau dynamisme de la corne de l’Afrique https://www.cellulefrancafrique.org/ethiopie-avant-dynamisme-corne-afrique/ Mon, 04 Feb 2019 02:59:46 +0000 https://www.cellulefrancafrique.org/?p=23 Pour un pays aussi peuplé que l’Éthiopie, qui se classe au 2e rang des pays africains les plus importants juste derrière le Nigeria, les importations sont aussi essentielles à son développement financier que les produits qu’elle exporte, avec le café en première position. L’Éthiopie est néanmoins enclavée entre 5 voisins qui ont accès à la […]

L’article L’Ethiopie à l’avant-garde du nouveau dynamisme de la corne de l’Afrique est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
0 0
Temps de lecture :2 Minutes, 40 Secondes

Pour un pays aussi peuplé que l’Éthiopie, qui se classe au 2e rang des pays africains les plus importants juste derrière le Nigeria, les importations sont aussi essentielles à son développement financier que les produits qu’elle exporte, avec le café en première position.

L’Éthiopie est néanmoins enclavée entre 5 voisins qui ont accès à la mer : le Soudan, le Kenya, Djibouti, la Somalie et l’Érythrée. En l’état actuel des choses, Djibouti accapare 95% de tout le commerce entrant de l’Ethiopie qui, rappelons-le, compte plus de 105 millions d’habitants. Après des décennies noires, ce pays est aujourd’hui une puissance financière d’Afrique de l’Est.

Le premier Ministre éthiopien Abiy Ahmed s’est lancé dans un vaste chantier de réconciliation avec les pays frontaliers pour accéder à leurs ports et diversifier les plateformes logistiques d’import et d’export. Après ses voyages au Kenya et au Soudan pour prendre des participations à des ports locaux, Abiy Ahmed a négocié « la paix » avec l’Erythrée, un pays avec lequel l’Ethiopie a toujours été en guerre. La normalisation des relations entre les deux pays va offrir à Addis Abeba l’accès aux ports érythréens.

La dépendance envers Djibouti inquiète en Ethiopie

Lorsque la voie érythréenne deviendra entièrement opérationnelle, L’Ethiopie s’intéressera au dossier des ports de Djibouti, mieux équipés et plus intéressants pour ses ambitions, même si les Ethiopiens craignent un effet de dépendance envers ce pays aux perspectives instables. Récemment, une route reliant Addis Abeba à Djibouti a été occupée par des manifestants, bloquant les approvisionnements en carburant de l’Ethiopie.

Un rapport de Reuters explique que le blocus qui a eu lieu dans la région du nord-est de l’Afar a finalement été levé, mais l’action des manifestants a eu des retombées sur la circulation, sur l’approvisionnement en pétrole mais aussi sur les travaux du chemin de fer qui devrait relier l’Ethiopie à Djibouti. Le blocus de l’autoroute reliant les deux voisins fait suite aux derniers affrontements meurtriers entre les Afars et la minorité des Issa Somalis, qui ont éclaté en décembre. Un groupe rebelle afar a déclaré que les attaques étaient soutenues par des Somaliens de Djibouti et de Somalie. Les manifestants dénonçaient la violence des forces de l’ordre. Le gouvernement fédéral a intervenu pour ordonner aux milices régionales de se retirer des endroits contestés pour être remplacés par des soldats fédéraux. La fin du blocus a permis la reprise de l’approvisionnement en carburant et l’importation denrées de première nécessité par voie maritime.

Djibouti, le plus petit pays de la Corne de l’Afrique, conservera donc sa valeur logistique auprès du pays le plus peuplé de cette partie de l’Afrique. Cette région, parmi les plus pauvres au monde, connait un dynamisme sans précédent, avec des efforts tripartites de la part de l’Ethiopie, de la Somalie et de l’Erythrée pour multiplier les synergies. Pour beaucoup, cette dynamique positive fait suite aux nombreuses réformes du premier ministre éthiopien lancées en 2018 et qui ont porté leurs fruits en un temps record, même si des observateurs craignent une recrudescence des violences ethniques à cause de la mauvaise répartition des richesses.

isqu’elle mène à 2020.

L’article L’Ethiopie à l’avant-garde du nouveau dynamisme de la corne de l’Afrique est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
Zimbabwe : le ministre des Finances défend des réformes douloureuses https://www.cellulefrancafrique.org/zimbabwe-reformes/ Mon, 04 Feb 2019 02:59:14 +0000 https://www.cellulefrancafrique.org/?p=21 Le ministre des Finances du Zimbabwe, Mthuli Ncube, a déclaré mardi que son gouvernement fédéral poursuivrait des réformes financières impopulaires et douloureuses pour surmonter des années de crise malgré la colère de la rue. « Le programme de réforme financière est un programme extrêmement important, nous sommes déterminés à persévérer« , a-t-il déclaré dans une interview accordée […]

L’article Zimbabwe : le ministre des Finances défend des réformes douloureuses est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
0 0
Temps de lecture :2 Minutes, 34 Secondes

Le ministre des Finances du Zimbabwe, Mthuli Ncube, a déclaré mardi que son gouvernement fédéral poursuivrait des réformes financières impopulaires et douloureuses pour surmonter des années de crise malgré la colère de la rue.

« Le programme de réforme financière est un programme extrêmement important, nous sommes déterminés à persévérer« , a-t-il déclaré dans une interview accordée au Forum économique mondial qui a eu lieu à Davos, en Suisse. Ce pays d’Afrique australe a été secoué par des violences meurtrières après que le gouvernement fédéral a augmenté le prix du carburant dans le cadre de sa stratégie de réforme adoptée à la suite de la destitution de Robert Mugabe il y a 14 mois.

Le ministre des Finances zimbabwéen a rappelé le déclin financier et le marasme économique sans précédent qu’a connu son pays depuis deux décennies pour justifier les réformes défendues pas son ministère. Il faut rappeler que c’était le président Emmerson Mnangagwa qui devait participer au Forum de Davos, avant de renoncer à ce déplacement à cause des affrontements dans les rues de Harare, la capitale du pays.

Mardi dernier, Mnangagwa s’était engagé à épingler les forces de sécurité au sujet de leur répression fatale contre les manifestants. Des acteurs de la société civile affirment qu’au moins 12 personnes ont été tuées lors de la répression, avec de nombreux cas de violences policières ayant entrainé des violences graves. Environ 700 personnes ont été emprisonnées selon les autorités.

Le Zimbabwe est ouvert aux entreprises

Ncube a saisi la tribune offerte à Davos pour appeler les entreprises à investir dans son pays qui compte une main d’œuvre formée dans les secteurs du tourisme, de l’énergie, des télécommunications et des infrastructures. Il a également passé en revue les nombreuses opportunités de privatisation dans un pays qui a connu une vaste campagne de nationalisations au temps de Mugabe. Ncube a déclaré 11 entreprises prêtes à s’ouvrir aux investisseurs privés, notamment dans les télécoms et la finance.

La stratégie de réhabilitation du Zimbabwe portée par Ncube consiste à réformer la monnaie après des périodes de dévaluation sous Mugabe, ce qui a impacté l’épargne des ménages. De telles mesures garantiraient aux financiers la stabilité monétaire nécessaire aux investissements, a déclaré le ministre.

Des investissements financiers de 8 milliards de dollars sont prévus au cours des prochaines années dans le seul secteur minier. Enfin, Ncube a rappelé que la confrontation des idées, même si elle prend des formes extrêmes, était malheureusement nécessaire pour sortir le Zimbabwe du banc des mauvais élèves. Interrogé sur le rôle de la Chine dans le futur du Zimbabwe, Ncube a fait les yeux doux aux géants asiatiques, saluant son impact positif dans la multiplication des débouchés des économies africaines en voie de développement. Il a enfin ajouté que les accords antérieurs conclus avec l’Empire du Milieu ne seraient pas remis en question, et que tous les nouveaux investissements en provenance de la Chine étaient les bienvenus, pour peu qu’ils profitent au peuple zimbabwéen.

Chine étaient les bienvenus, pour peu qu’ils profitent au peuple Zimbabwéen.

L’article Zimbabwe : le ministre des Finances défend des réformes douloureuses est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
Le Maroc envisage l’offre du FMI sur une nouvelle ligne de précaution et de liquidité (LPL) https://www.cellulefrancafrique.org/maroc-fmi-ligne-de-precaution/ Mon, 04 Feb 2019 02:58:35 +0000 https://www.cellulefrancafrique.org/?p=19 Le ministre marocain de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaaboun, a annoncé dans une conférence de presse à Rabat que le Maroc avait demandé au FMI une nouvelle ligne de précaution et de liquidité (LPL). En 2016, le FMI avait déjà approuvé une ligne de crédit de quelque 3,5 milliards de dollars remboursables sur deux […]

L’article Le Maroc envisage l’offre du FMI sur une nouvelle ligne de précaution et de liquidité (LPL) est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
0 0
Temps de lecture :1 Minutes, 39 Secondes

Le ministre marocain de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaaboun, a annoncé dans une conférence de presse à Rabat que le Maroc avait demandé au FMI une nouvelle ligne de précaution et de liquidité (LPL).

En 2016, le FMI avait déjà approuvé une ligne de crédit de quelque 3,5 milliards de dollars remboursables sur deux ans au Royaume pour rassurer ses créanciers, ses bailleurs de fonds ainsi que les sociétés de notation. Le Maroc espère ainsi accéder à de meilleures conditions de financement sur les marchés mondiaux.

Le patron de Bank Al Maghrib, la banque centrale du Maroc, avait envisagé la demande de la LPL pour absorber les chocs externes comme la flambée des prix du pétrole, entre autres.

Augmentation des tarifs du pétrole et du gaz

Le ministre marocain a annoncé étudier l’injonction du FMI à son pays d’émettre une obligation pour le début de l’année 2019, expliquant toutefois que l’institution financière internationale n’avait pas estimé son montant exact. Le ratio des obligations financières du Trésor marocain par rapport à son PIB prévisionnel de 2019 devrait passer à 67,1 %, contre 66,7 % en 2018 et 65,1 % en 2017, selon les informations du ministère des Finances.

Ces déclarations s’inscrivent dans le contexte d’une augmentation de 40% du prix du pétrole et du gaz par rapport à 2015, mettant un peu plus la pression sur le budget du Royaume chérifien.

L’investissement dans les aides passera donc à 18 milliards de dirhams en 2019, soit une augmentation de 5 milliards de dirhams par rapport à 2018. Le Maroc subventionne en effet les produits de première nécessite comme le blé, le gaz et le sucre.

Le projet de loi de finances de 2019, envoyé au Parlement vendredi, prévoit de baisser le déficit des dépenses à 3,3%. Rappelons que l’année 2018 s’était clôturée sur un déficit de 3,8%. La croissance devrait atteindre les 3,2% en 2019, contre 3,6% en 2018.

L’article Le Maroc envisage l’offre du FMI sur une nouvelle ligne de précaution et de liquidité (LPL) est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
Les prix du café au plus bas : moins d’un centime la tasse ! https://www.cellulefrancafrique.org/prix-du-cafe-crise/ Mon, 04 Feb 2019 02:57:56 +0000 https://www.cellulefrancafrique.org/?p=17 Les professionnels du café font grise mine. Du côté de l’Ethiopie, on s’inquiète de la baisse continuelle du prix de cette denrée décisive pour la survie de milliers de familles. En 2017, les caféiculteurs locaux ont reçu, en moyenne, 29 cents pour un kilogramme de café premium. In fine, la tasse ne coûte désormais qu’un […]

L’article Les prix du café au plus bas : moins d’un centime la tasse ! est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>
0 0
Temps de lecture :1 Minutes, 49 Secondes

Les professionnels du café font grise mine. Du côté de l’Ethiopie, on s’inquiète de la baisse continuelle du prix de cette denrée décisive pour la survie de milliers de familles. En 2017, les caféiculteurs locaux ont reçu, en moyenne, 29 cents pour un kilogramme de café premium. In fine, la tasse ne coûte désormais qu’un petit cent.

Contrairement aux marchés du pétrole et du gaz qui restent particulièrement élastiques et dont les travailleurs peuvent espérer une remontée probable des prix, le marché du café est généralement stable, ce qui place les caféiculteurs dans une très mauvaise posture.

Faute de qualifications et d’opportunités d’emplois, les caféiculteurs éthiopiens continuent tout de même à cultiver le café. Pourtant, de l’autre côté de la Méditerranée et de l’Atlantique, le café n’a jamais été aussi consommé… et ce n’est pas l’hégémonie de Starbucks qui contredira cette assertion. Le café et ses produits dérivés comme l’infusion froide le café azoté font des émules du côté des Européens et des Nord-américains, mais les retombées financières sur les caféiculteurs des pays en voie de développement sont quasiment nulles, voire négatives.

Vers une pénurie du café à moyen-terme ?

De leur côté, les géants du café comme Nestlé, JAB Holding et Coca-Cola multiplient les investissements et les fusions-acquisitions pour booster leur volume d’affaires. Rappelons qu’à date du 18 septembre dernier, un kilogramme de café arabica se négociait à 95,10 cents la livre, soit 2,1 $ le kilogramme… soit le tiers du prix enregistré en 2011 !

La baisse des cours internationaux du café, denrée qui n’a jamais été aussi abordable depuis plus de13 ans, questionne la viabilité des champs de culture que l’on retrouve en Amérique centrale, en Colombie et en Ethiopie. Comme à chaque chute drastique des prix d’une denrée, on devrait s’attendre à une conversion massive des cultures de café vers d’autres denrées plus rentables. Pour beaucoup, nous sommes à l’aube d’un désastre social si les consommateurs et les centrales d’achat de l’Occident ne consentent pas un effort supplémentaire pour rémunérer les caféiculteurs dignement.

L’article Les prix du café au plus bas : moins d’un centime la tasse ! est apparu en premier sur Cellule Françafrique.

]]>