Les prix du café au plus bas : moins d’un centime la tasse !

Les prix du café au plus bas : moins d’un centime la tasse !

Les professionnels du café font grise mine. Du côté de l’Ethiopie, on s’inquiète de la baisse continuelle du prix de cette denrée décisive pour la survie de milliers de familles. En 2017, les caféiculteurs locaux ont reçu, en moyenne, 29 cents pour un kilogramme de café premium. In fine, la tasse ne coûte désormais qu’un petit cent.

Contrairement aux marchés du pétrole et du gaz qui restent particulièrement élastiques et dont les travailleurs peuvent espérer une remontée probable des prix, le marché du café est généralement stable, ce qui place les caféiculteurs dans une très mauvaise posture.

Faute de qualifications et d’opportunités d’emplois, les caféiculteurs éthiopiens continuent tout de même à cultiver le café. Pourtant, de l’autre côté de la Méditerranée et de l’Atlantique, le café n’a jamais été aussi consommé… et ce n’est pas l’hégémonie de Starbucks qui contredira cette assertion. Le café et ses produits dérivés comme l’infusion froide le café azoté font des émules du côté des Européens et des Nord-américains, mais les retombées financières sur les caféiculteurs des pays en voie de développement sont quasiment nulles, voire négatives.

Vers une pénurie du café à moyen-terme ?

De leur côté, les géants du café comme Nestlé, JAB Holding et Coca-Cola multiplient les investissements et les fusions-acquisitions pour booster leur volume d’affaires. Rappelons qu’à date du 18 septembre dernier, un kilogramme de café arabica se négociait à 95,10 cents la livre, soit 2,1 $ le kilogramme… soit le tiers du prix enregistré en 2011 !

La baisse des cours internationaux du café, denrée qui n’a jamais été aussi abordable depuis plus de13 ans, questionne la viabilité des champs de culture que l’on retrouve en Amérique centrale, en Colombie et en Ethiopie. Comme à chaque chute drastique des prix d’une denrée, on devrait s’attendre à une conversion massive des cultures de café vers d’autres denrées plus rentables. Pour beaucoup, nous sommes à l’aube d’un désastre social si les consommateurs et les centrales d’achat de l’Occident ne consentent pas un effort supplémentaire pour rémunérer les caféiculteurs dignement.

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