
Le 8 mai 2007, par Antoine Houphouët-Boigny,
O. Bongo etait ce mardi 8 mai l’invité de RFI où il a précisé que N. Sarkozy l’avait appelé dimanche soir à la suite des résultats à l’élection présidentielle. Il a réaffirmé que le nouveau chefde l’Etat etait un ami de longue date, ajoutant « Nicolas Sarkozy m’a dit simplement : « Merci pour certains de tes conseils », et je lui ai dit : « Félicitations pour m’avoir compris, parfois ». » Vous pouvez retrouvé l’ensemble de l’interview sur le site de RFI. http://www.rfi.fr/actufr/articles/089/article_51647.asp
Le journal Le Monde du 8 mai se demande lui aussi si le futur chef de l’Etat mettra fin aux "complaisances et relations personnelles" entre la France et les chefs d’Etat africains.
LE MONDE 8 mai 2007 Afrique. M. Sarkozy a promis un aggiornamento, en appelant à "définitivement tourner la page des complaisances et des officines" entre la France et l’Afrique. Il rejette en même temps la notion de "repentance" et les culpabilités postcoloniales.
En affirmant, en mai, à Bamako et à Cotonou, que "la France n’(a) pas économiquement besoin de l’Afrique", le ministre-candidat a inquiété nombre d’Africains, qui y ont vu une menace d’abandon, une rupture avec "Chirac l’Africain". L’"aide" aux Africains, annoncée dimanche soir, sonne comme une volonté d’apaiser cette inquiétude. Mais l’"immigration choisie" que prône M. Sarkozy risque aussi de creuser un fossé.
Par ailleurs, la visite que le candidat a rendue le 22 mars au président du Gabon, Omar Bongo, dans sa luxueuse résidence parisienne, afin d’y "recueillir ses sentiments d’amitié", a semblé contredire les promesses de rupture - d’autant qu’elle était entourée d’une totale discrétion.