
Le 13 mars 2007, par Jean Denard,
En écho à l’appel de la société civile africaine aux candidats, publié dans Le Monde du 13 février 2007, nous demandons aux candidats qu’ils s’engagent à prendre trois mesures concrètes dès le premier mois de leur mandat, pour prouver la réalité du changement dans la politique africaine de la France.
• Saisir les avoirs et les biens mal acquis en France par les dictateurs africains, en vue de les restituer aux populations spoliées. Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) ou Faure Eyadema (Togo) disposent en France d’un patrimoine immobilier et d’avoirs acquis sur le dos de leurs peuples. L’Union européenne a saisi les avoirs de Charles Taylor (Liberia). Au prochain président français d’en faire autant pour les autres dictateurs africains !
• Publier les accords secrets de défense liant la France à certains Etats africains. Depuis les indépendances, des accords secrets lient militairement la France et plusieurs pays d’Afrique. La publication de ces accords est le préalable indispensable à un débat public, en Afrique et en France, sur la coopération militaire et la présence de cinq bases militaires françaises en Afrique.
• Supprimer la cellule africaine de l’Elysée et soumettre la politique africaine au contrôle parlementaire De l’ex-responsable de la cellule africaine : « J’ai dû recevoir, dans mon bureau, 400 assassins et 2000 trafiquants de drogue. On ne peut pas ne pas se salir les mains avec l’Afrique. » Ca mérite débat, non ?