
Objectif : obtenir de président de la République une vraie rupture avec le soutien de la France aux dictateurs africains
Les dérives de la politique africaine de la France restent trop méconnues de nos concitoyens. On n’en parle pas dans les manuels scolaires (pas plus que des méfaits de la colonisation !). On en parle peu dans les journaux.
Depuis 1958 et la première indépendance africaine (Guinée), le personnel politique français est marqué par une certaine idée du rôle de la France dans le monde, qui aurait besoin de son arrière-cour africaine pour peser sur les affaires planétaires. Chirac, après De Gaulle, Pompidou, Giscard et Mitterrand, se dit « l’ami personnel » des pires autocrates africains, comme du Général Gnassingbe Eyadema, le « Pinochet togolais » mort en 2005.
Qu’on le veuille ou non, 2007 marque un changement de génération à la tête de l’Etat français. Le départ de Chirac est une vraie opportunité pour rompre avec la Françafrique.
Que demandons-nous à Nicolas Sarkozy ?
Que la France cesse de soutenir les dictateurs africains
Dans son programme, l’UMP parlait de « refonder la politique africaine de la France sur des relations transparentes et officielles entre pays démocratiques ». Les promesses ne suffiront pas : à entendre Sarkozy (en décembre 2006 : « j’apprécie (…) Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso et quelques autres » ), et à observer le début de sa présidence : proximité avec Bolloré, réceptions de Bongo et de Sassou Nguesso, Sarkozy envisage une rupture vraiment tranquille avec la Françafrique…