
Pour mieux la démasquer.
Car la politique africaine de la France ne se décide pas au parlement, elle n’est jamais débattue publiquement. Depuis près de cinquante ans, c’est à l’Elysée, ou plutôt à la cellule africaine de l’Elysée (sise rue de l’Elysée), que le Président et ses conseillers décident de renverser ou de maintenir les régimes africains au gré des intérêts présumés de l’Hexagone. En novembre 2006, par exemple, la cellule a envoyé l’armée française soutenir la dictature aux abois d’Idriss Déby au Tchad, sans même en informer l’assemblée nationale...
La cellule africaine est indissociable de son fondateur, Jacques Foccart, nommé par le Général de Gaulle puis inspirateur de Chirac (qui, au début de son mandat, admettait l’avoir tous les jours au téléphone).